
STE JEANNE DE CHANTAL
Jeanne-Françoise, Baronne de Chantal (1572-1641). Veuve à 28 ans du baron Christophe de Rabutin-Chantal, mort d'un accident de chasse. Ils eurent 6 enfants, dont 2 moururent à la naissance et une fille à 10 ans (Charlotte, 1601-1610). Une autre fille (Marie-Aimée, 1598-1617) se maria à 11 ans avec Bernard de Sales, un frère de François de Sales (condition exigée par Mgr Fremyot, frère de Jeanne, pour la laisser partir à Annecy, ce qui n'a pas empêché cet évêque de Bourges de faire 4 procès à son confrère de Genève). Mais Marie-Aimée perdit la même année, à 19 ans, son mari, son bébé mort à la naissance et sa propre vie quelques jours plus tard, après avoir reçu de François de Sales le voile des Visitandines.
Le 6 juin 1610, François de Sales et Jeanne de Chantal fondent la Visitation-Sainte-Marie.
Non loin du lac se trouve le premier monastère de ce nouvel ordre. Voici la chapelle où les 3 premières visitandines priaient et assistaient à la messe.

Chambre de la Mère fondatrice, Jeanne-Françoise de Chantal.

Des quatre enfants survivants, l'aîné - et le seul garçon - est Celse-Bénigne (1594-1627), baron de Chantal, de Bourbilly et de Monthelon. Il épousa Marie de Coulanges en 1623.
De ce mariage naquit Marie, qui épousa en 1644 Henri, marquis de Sévigné (originaire de Cesson-Sévigné près de Rennes et né au château des Rochers près de Vitré). C'est pourquoi la petite-fille de sainte Jeanne-Françoise de Chantal est universellement connue sous le nom de Marquise de Sévigné (1626-1696).
Celse-Bénigne fut tué à l'Ile de Ré dans un combat contre les Anglais le 22 juillet 1627.
Le seul enfant de Jeanne-Françoise et Christophe de Rabutin-Chantal qui atteignit l'âge de la vieillesse est Françoise (1599-1684). Elle épousa en 1620 Antoine de Toulongeon qui mourut gouverneur de Pignerol en 1633.
Cour intérieure du premier monastère de la Visitation.

Cloître du troisième monastère de la Visitation, qui jouxte le premier.

Jeanne-Françoise de Chantal est morte à Moulins le 13 décembre 1641. Elle a été béatifiée en 1751 par Benoît XIV et canonisée le 16 juillet 1767 par Clément XIII. Depuis 2003, elle est fêtée le 12 août et non plus le 12 décembre.
